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Cela va bientôt faire trois cents ans que Zamoléon exerce le métier de Cache – Lune. Il est le dernier représentant de cette profession et, aujourd'hui, il se sent totalement épuisé. Pour qu'il puisse enfin se coucher, quelqu'un doit venir le remplacer. Sur terre, alors que la nuit tombe, dans un bâtiment très mystérieux appelé Ecole du Cosmos, un petit garçon saute de joie : c'est Timoléon qui vient de réussir le très difficile examen de Cache – Lune. Cette profession très rare consiste à étendre chaque nuit un grand drap devant la lune, pour cacher une partie de sa lumière. C'est un travail très important car les croissants de lune ainsi formés embellissent le ciel et rythment le temps. Au pied de la colline, Timoléon rencontre Polyphème le géant à qui il demande de l'aider à rejoindre la lune. Le géant réfléchit longuement puis il lui tendit son immense soulier en lui disant : « prend ce soulier, je te le prête, mais il faut que tu promettes de me le rapporter le jour de la pleine lune. » Le cirque de la lune : compétition. Malgré leurs périlleuses acrobaties, le cirque de la lune ne réussit malheureusement pas à envoyer Timoléon et son soulier sur la lune. Timoléon et son soulier s'écrasent à l'orée du bois. Tout à coup, il entend un drôle de bruit derrière un arbre. Il aperçoit un petit bout d'oreille qui dépasse d'un buisson : on y danse, on fraternise : le chat et la souris, le crocodile et le canard, le lapin et l'éléphant. Comme c'est joyeux, comme c'est beau le carnaval des animaux ! Le carnaval des animaux : psychomotricité. Après quelques pas de danse, tout ce petit monde s'en retourne. Sur leur chemin, ils rencontrent Albert, le souffleur de verre, qui tente d'aider Timoléon en l'enfermant dans un grand ballon. Funky 1 : les ballons Il s'envole vers une longue chaîne de montagnes bleues où se cache une petite ville toute hérissée de tourelles et clochetons dont les couleurs sucre d'orge font monter l'eau à la bouche. Les murs des maisons sont fait de biscuits et de nougats, les toits de crème glacée et les fenêtres de sucre candi. Soudain une porte s'ouvre, une vieille dame sort et lui dit d'une voix douce :grignoti, grignota, grignotons, prends ce bonbon et envole toi vers la lune. Le château nougatine : benjamines Timoléon mange le bonbon et s'envole en direction de la lune mais soudain une bourrasque de vent violente retourne le soulier et Timoléon s'écrase sur l'école de musique. Le professeur bat la mesure et l'école entière chante. Pierrot : benjamins. Le professeur de musique et Timoléon sont assis sur un banc public et regardent la lune d'un air pathétique. Roland Pendule, l'horloger, les aperçoit et leur demande la cause de leur tracas. Timoléon lui répond : « si je ne parviens pas à rejoindre la lune avant l'aube, le vieux Zaméléon ne sera pas remplacer. La lune deviendra un astre toujours rond, toujours blanc, elle ne prendra plus jamais la forme d'un croissant ». J'ai une idée ! déclare Roland Pendule. Il attrape Timoléon par les pieds, lui arrache ses souliers et fonce jusqu'à son atelier. Là il démonte une horloge, récupère deux énormes ressorts et les fixent aux chaussures de Timoléon. Celui-ci les enfile, regarde la lune et se met à sauter sur place comme un forcené. Echasse : funky 2. Mais rapidement, Timoléon a des ampoules aux pieds. Au bout de quelques mètres, épuisé il tombe sur le nez. Timoléon désespéré, s'assied sur une boîte aux lettres et regarde la lune en soupirant. Gonzague de la gazette, le petit marchand de journaux l'aperçoit et s'approche de lui pour connaître la cause de son tracas. J'ai un énorme problème : je dois à tout prix aller sur la lune. Gonzague de la gazette tire Timoléon part la manche de son veston, l'emmène avec son soulier sur le toit d'une maison, attrape un de ses journaux aux pouvoirs magiques et le soulier s'envole en direction de la lune. Mais le pouvoir s'interrompt et Timoléon se pose au cœur du palais du Maharadjah. L'inde : minimes filles. Un grand oiseau aux ailes puissantes nommé Vovondréon passait par là. Il propose à Timoléon de le prendre sur son dos et de l'emmener vers la lune. Exténué, l'oiseau n'atteint pas son but et se pose sur une pagode de la cité interdite. Des lanternes montrent le chemin à suivre vers la maison de Dong Dong, le maître de la cité interdite. Danse du Dragon : minimes garçons. La légende raconte : « un dragon peut déclencher le tonnerre, souffler le feu, libérer les vents et déchaîner la tempête. Il peut faire aussi tomber la pluie » Il est le symbole de la force, de la chance et du bonheur. Dong Dong lui dit : Dong Dong « monte sur le dragon, il te conduira à la lune ». Mais malgré toute cette puissance Timoléon connaît un nouvel échec. Nous voici sur la terrasse de la cité interdite, il faut éviter de marcher sur les mauvaises dalles, car la statue sonnera le gong et engloutira Timoléon. Par contre , s'il réussit à traverser, les samourails pourront l'aider. Mais attention, certains d'entre eux sont des imposteurs. Repérez-les ! Samourails : cadets garçons. Les samourails lui proposent un tapis aux pouvoirs magiques : il peut voler. Timoléon et le soulier grimpent sur le tapis volant et montent vers le ciel. Pris dans une effroyable tempête, le tapis se déchire et Timoléon se retrouve place St-Marc. Attiré par une musique, Timoléon entre dans la salle de bal du Palais des Doges. Masques : cadettes filles. Timoléon s'est laissé surprendre ! Des mains l'agrippent. Il est trop tard : jamais vous n'auriez dû vous aventurer seul dans un endroit aussi sombre…Mais Timoléon ne perd pas son sang froid et il s'empare de la cape du fantôme de l'opéra. Grâce à sa cape magique, Timoléon va pouvoir franchir en quelques secondes de larges distances en direction de la lune. Demoiselles : fantôme de l'opéra. Malheureusement, il n'y a plus personne sur le toit du Campanile: Timoléon a fait preuve d'une étonnante rapidité. Cependant, le fantôme de l'opéra le rattrape et s'empare de sa cape et Timoléon tombe malgré lui dans le grand canal. Tout le monde veut aider Timoléon mais personne ne trouve la solution. Roland, le cirque de la lune, Gonzague, la vieille dame, le fantôme de l'opéra, tout le reste de la ville et Timoléon sont accoudés à un muret et regardent la lune d'un air désespéré. Tout à coup, au milieu du silence, une grosse voix se fait entendre : «Et pourquoi ne faisons-nous pas une échelle humaine ? » propose le géant. Aussitôt, la gaieté gagne l'assemblée et l'horloger monte sur les épaules du géant, le petit marchand de journaux sur celles de l'horloger et ainsi de suite, jusqu'à ce que soit formée une immense échelle d'amitié. Zamoléon prend aujourd'hui une retraite bien méritée, quelque part dans la Voie Lactée, et Timoléon, le nouveau Cache-Lune, prépare chaque nuit un magnifique croissant pour la ville assoupie. Depuis, le sommeil des habitants est paisible et profond, car tous croient voir en s'endormant, le sourire de Timoléon.
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